Samedi 15 juin avait lieu au palais des sport Jean-Capiévic une journée consacrée à la pratique du sport pour un public handicapé. Organisée par l’Office municipale des sports (Oms) de Vaulx-en-Velin, cette initiative a réunie des personnes venues de divers horizons qui ont pu s’essayer à différents sports tels que l’escalade, l’escrime, le vélo, le basket, la boxe, la force athlétique, les échecs. « Beaucoup de jeunes sont là. Pour une partie d’entre eux, c’est la première fois qu’ils ont l’occasion d’expérimenter certaines disciplines. Ils sont heureux de dépasser leurs angoisses. Le sport, ça sert aussi à ça (…) C’est vraiment de l’inclusion, c’est dans ce sens-là que la société doit aller. Elle va petit à petit se transformer pour enfin inclure les personnes handicapées », explique Gilles Pomorski en charge de la question « sports et handicaps » au sein de l’Oms de Vaulx-en-Velin. « J’ai l’impression qu’il n’y a pas assez de clubs qui proposent des places pour les personnes handicapées », poursuit Mehdi, récent champion régional de basket adapté au sein de l’association La Passerelle. Un fait qui se justifie par le manque de matériels adaptés dont disposent les clubs. Avoir un moniteur formé dans ses effectifs est également une nécessité qui représente un coût important pour les structures sportives. Un constat désolant qui a tout de même tendance à s’améliorer. « Au Centre pilote d’escalade et d’alpinisme Vaulx-en-Velin (Cpeavv), nous avons un mur adapté de 5 mètres de hauteur qui permet de faire grimper des personnes avec un handicap. Un moniteur formé pour encadrer ce genre de cours est présent », détaille Nicolas Thivolle, moniteur au Cpeavv. Deux parrains ont fait le déplacement pou soutenir cet événement, Olivier Deville, champion de France d’échecs malvoyants et Rémi Cortot, multiple champion du monde de force athlétique (déficient visuel). « : Je joue aux échecs depuis 40 ans, au début, j’étais voyant. Je joue les tournois pour aveugles et les tournois pour valides. On a du matériel adapté qui fait appel au toucher. J’ai aussi des écouteurs qui me permettent de connaître le temps qu’il me reste pour jouer (…) Le regard des autres sur le handicap est pour moi le domaine dans lequel il y a encore des progrès à faire. Il y a pas mal de stéréotypes, d’appréhensions, c’est pas toujours facile », déplore Olivier Deville. La journée s’est achevée par des démonstrations de sports collectifs ainsi que la remise de médailles pour ceux qui ont effectué le parcours mis à leur disposition. Tous sont repartis satisfaits et espèrent la répétition de manifestations de ce type.

Yazid Amiar – Correspondant presse OMS Vaulx-en-Velin